Exposition

La galerie du Victoria Hall est fière de présenter l’exposition de groupe mettant en vedette les artistes Caroline Benchetrit, Hubert Cachat, et John Reimann.

Exposition du 17 janvier au 15 février 2019

Lundi au vendredi : 10 h à 21 h
Samedi : 10 h à 17 h

Info : 514 989-5265

 

 

La galerie du Victoria Hall a le plaisir de présenter les œuvres de trois artistes – Caroline Benchetrit, Hubert Cachat et John Reimann. Les œuvres sélectionnées varient beaucoup, allant du réalisme grand format et des marquages pictographiques à une imagerie ludique, presque onirique. L’esthétique individuelle de chaque artiste émerge vivement des murs de la galerie.

Caroline Benchetrit présente une série de toiles aux couleurs vives qui explorent un monde enfantin imaginatif. De récurrentes filles aux jambes longues, aux boucles rouges et fluides, s’ébattent sur la toile, bras et jambes se rejoignant en rythmes linéaires dans un paysage imaginaire. L’application pointilliste de la peinture recouvre la surface en grappes animées de points qui se superposent les uns aux autres pour créer une texture et une surface vibrante. Née à Casablanca au Maroc, Benchetrit a obtenu un MBA et un doctorat de l’Université McGill, mais en 1996, elle a abandonné sa carrière universitaire pour poursuivre sa pratique artistique à temps plein. Benchetrit est une peintre, sculpteure et designer autodidacte. Elle est très connue pour sa série « Girls », dont cinq sont exposées ici. Ses œuvres – en peinture, sculpture et design – ont été exposées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie et font partie de nombreuses collections.

Hubert Cachat présente une série de petites aquarelles et de plus grandes toiles axées sur le cheval. Les œuvres les plus dramatiques se focalisent sur la tête et le corps de l’animal alors qu’il se déplace librement contre un paysage austère, le corps se détachant de la toile de sorte qu’il semble entrer dans l’espace du spectateur. Le tracé détaillé de la crinière et des traits du visage du cheval sont accomplis et semblent conférer à l’animal une présence presque humaine. Comme le fait remarquer l’artiste, « les chevaux ont une lueur dans les yeux qui suggère qu’ils sont plus que de simples bêtes… Ils ont de l’intelligence et du caractère. » Les aquarelles et les esquisses au crayon de plus petite taille sont également rendues avec sensibilité. Cachat travaille professionnellement comme pilote, mais il s’est consacré à ses activités artistiques pendant plusieurs années, notamment à la peinture et la sculpture.

Les œuvres de John Reimann sont définies par une iconographie rigoureusement personnelle. Les toiles blanches sont recouvertes d’un côté à l’autre avec ce qui semble d’abord être des décollages sur des hiéroglyphes anciens. De plus près, cependant, ils se présentent comme une langue des signes beaucoup plus contemporaine. Les marques uniques de l’artiste, la plupart du temps des formes angulaires noires avec une tache de couleur étrange, s’apparentent davantage à des émojis ou à d’autres graphiques de haute technologie ; elles transmettent l’impression d’un terrain labyrinthique urbain avec sa myriade de signes qui doivent être déchiffrés, parcourus. Les œuvres équilibrent ainsi le flux et la congestion alors que nous nous frayons un chemin à travers les glyphes, les diagonales et les phrases curieuses telles que : « No circle is perfect ». Les titres eux-mêmes évoquent à la fois la conscience sociale et l’angoisse. Reimann, plus connu sous le nom de « Scribbles », est plus actif sur Instagram.

Victoria LeBlanc
Conservatrice, galerie du Victoria Hall