Forêt urbaine


Commentaires associés à un arbre public

Le Service des Travaux Publics n’intervient que sur les arbres publics. Si vous ne trouvez pas l’arbre sur la carte, veuillez indiquer votre adresse dans le champ message. PRENEZ NOTE : Si vous demandez une évaluation pour des travaux sur des arbres à proximité du réseau électrique, veuillez communiquer avec le Service à la clientèle d’Hydro Westmount au 514 925-1414.

Pour les demandes de permis et les informations à soumettre, veuillez consulter la page Permis, licenses et formulaires du Service de l’aménagement urbain.

Pour la plantation ou le remplacement d’arbres, veuillez consulter la liste des espèces autorisées.

Nouvelle règlementation sur l’abattage des arbres

Le règlement 1494, entré en vigueur le 2 mai 2016, modifie les exigences pour l’abattage d’un arbre. Désormais, il est interdit d’abattre ou de déraciner un arbre sur une propriété privée dans la Ville de Westmount sans avoir obtenu au préalable un certificat d’autorisation à cet effet.

La ville peut émettre un certificat d’autorisation dans les circonstances suivantes :

  • sur la base de l’étude d’un expert en arboriculture certifié, l’arbre est mort ou dans un état de dépérissement irréversible, c’est-à-dire lorsque plus de 50% du houppier est constitué de bois mort;
  • l’arbre est situé dans l’aire d’implantation ou à moins de 3 mètres de l’aire d’implantation d’une construction ou d’un mur de soutènement projeté;
  • l’arbre est situé dans l’aire d’implantation d’une piscine ou, dans la cour avant, dans l’aire d’implantation d’un stationnement accessoire ou d’une voie d’accès à un bâtiment et aucun autre espace n’est disponible ailleurs sur le terrain pour de tels aménagements;
  • sur la base de l’étude d’un expert en arboriculture certifié, l’arbre risque de propager une maladie ou est d’une espèce exotique envahissante et dans ce cas, il doit être remplacé;
  • sur la base de l’étude d’un expert en arboriculture certifié, en raison d’une situation irréversible causée par la maladie, d’une déficience structurale affectant sa solidité ou des dommages sérieux qu’il cause à un bien.

Dans tous les cas, le requérant doit justifier sa demande. Notez que le processus de demande peut prendre jusqu’à deux (2) semaines. Dans le cas où le diamètre du tronc d’un arbre serait inférieur à 10 cm (4 po.) mesuré à 1,3 m (4,3 pi.) du sol, l’autorisation n’est pas requise.

L’élimination des branches et du tronc est la responsabilité du propriétaire.

Présence de la renouée japonaise à Westmount

La renouée du Japon (lat. Fallopia japonica), détectée récemment à Westmount, se classe parmi les plantes envahissantes et persistantes. Vivace d’origine asiatique, elle a été utilisée au Canada à des fins ornementaux et de contrôle d’érosion.

Les retombées de la renouée japonaise

  • elle se répand très rapidement, créant des bosquets denses qui peuvent déranger et dégrader les habitats fauniques
  • elle réduit la biodiversité florale en faisant concurrence aux plantes indigènes, due à sa croissance rapide, à l’épaisse couche de feuilles et de tiges qui se décomposent sur le sol et aux toxines libérés par ses racines, qui empêchent l’établissement d’autres végétaux
  • ses racines robustes, pouvant s’étendre à 10m latéralement et 2m en profondeur, sont capables de percer l’asphalte et le béton
  • très persistante, elle peut résister aux inondations et coloniser les zones défrichées.

Comment la reconnaître

Malgré sa ressemblance au bambou, avec ses tiges lisses et dotées de de nœuds, la renouée du Japon se distingue par :

  • ses larges feuilles ovales (3-6 po. de long et 2-5 po. de large)
  • ses tiges rondes et creuses, de couleur rougeâtre à pourpre qui s’apparentent au bambou
  • sa croissance très rapide, atteignant de 1 à 3 m en hauteur
  • ses petites fleurs blanc-verdâtre produisent de petits fruits blancs avec des ailes qui leur permettent de se disperser au vent
  • ses lisses semences brunes
  • sa résistance à l’hiver canadien.

Conseils à suivre

Étant donné sa résistance à l’éradication, évitez de la cultiver ; si elle s’établit sur votre terrain :

  • évitez de la tondre, car elle peut se disperser et se reproduire à partir de minuscules fragments de tiges ou de rhizomes
  • si elle est encore petite (c’est-à-dire moins de 5 tiges), débarrassez-vous de la plante le plus tôt possible en retirant doucement la nouvelle croissance à la main et en la répétant l’opération jusqu’à son élimination complète. Il est extrêmement important que vous disposiez des restes organiques de la plante dans le bac vert (déchets organiques municipaux), ou dans la poubelle. Veuillez ne pas ajouter ces restes organiques à votre système de compostage à la maison. Les grandes installations qui traitent les déchets organiques municipaux peuvent générer suffisamment de chaleur par leurs procédés de compostage pour tuer la plante ou ils utilisent la digestion anaérobie qui a aussi pour effet de la détruire.
  • si la plante est plutôt grande (c’est-à-dire plus de 5 tiges), rendez-vous au département des travaux publics au 1, rue Béthune pour obtenir un permis d’application de pesticides. Nous déconseillons de retirer la plante et son système racinaire, car la probabilité que des fragments restent dans le sol entraînera à nouveau sa croissance. Nous déconseillons également l’utilisation d’herbicides atomisés pour contrôler la propagation en raison de l’impact environnemental négatif associé à la dérive de pulvérisation. Ainsi, le permis ne sera émis qu’après une inspection détaillée de la Ville et sur présentation d’une preuve officielle que l’applicateur est certifié conformément aux normes de la MDDELCC et utilise un système d’injection ciblé (par exemple: JK1000). La période d’application idéale se situe entre juillet et août. Toutes les tiges doivent être injectées de pesticides sous le troisième nœud (voir l’image ci-dessous pour plus d’informations) sinon le risque de propagation persiste.

Signalez sa présence dans tout espace public

Si vous observez la présence de la renouée japonaise dans un parc ou espace vert public à Westmount, nous vous prions de communiquer avec le Service des travaux publics soit en utilisant le formulaire contactez-nous, soit en composant le 514 989-5213.

emerald ash border Westmount

L’agrile du frêne (Agrilus Planipennis)

Comment se propage-t-elle?

Quoique l’agrile du frêne peut voler une distance de quelques kilomètres, les facteurs qui contribuent le plus à la propagation sont le bois de chauffage, les pépinières, les arbres, les bûches, le bois de charpente et les copeaux d’écorce.

Signes d’infestation

Dépérissement de l’arbre, incluant:

  • amincissement de la cime
  • densité des feuilles réduite
  • coléoptères adultes qui se nourrissent de feuilles
  • longues pousses grandissantes du tronc ou des granches
  • fractures verticales dans le tronc
  • Petit trous en forme de « D »
  • Tunnels en forme de « S » sous l’écorce, remplis de fine sciure

Contacter l’ACIA

Si vous observez des signes d’infestation sur vos arbres ou si vous planifiez déplacer du bois de chauffage (camping, gestion d’un boisé), contactez l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour plus d’information.

Mesures de prévention

Projet d’envergure à Montréal

« Ce projet consiste à relâcher des ennemis naturels de l’agrile, des guêpes parasitoïdes de l’espèce Tetrastichus planipennisi (Photo : David Cappaert, Michigan State University, Bugwood.org) et de l’espèce Oobius agrili dans certains boisés de l’île de Montréal. Les espèces de parasitoïdes qui sont utilisées à Montréal sont toutes deux originaires de Chine, de la même région géographique d’où provient l’agrile du frêne. L’importation et l’utilisation de Tetrastichus planipennisi au Canada a été approuvée en 2013 par l’ACIA. En juillet 2015, l’ACIA a également approuvé l’utilisation d’Oobius agrili au Canada. »

Communiqué de Westmount (PDF)

firewood westmount

 Ne déplacez pas de bois de chauffage

Le déplacement de bois de chauffage peut détruire des millions d’arbres

Des insectes invasifs et des maladies peuvent survivre dans le bois coupé. Déplacer du bois de chauffage non traité, même s’il s’agit que de quelques kilomètres, est un moyen courant de répendre ceux-ci.

Ces ravageurs tuent les arbres, qu’ils fassent parti d’une forêt, d’une ville ou d’un parc. Ceci affecte la qualité de l’air et de l’eau, prive les animaux de leurs habitats, endommage les propriétés privées et réduit la valeur des terres. De plus, l’industrie forestière du Canada est affectée: nous perdons la capacité d’échanger notre bois avec les pays qui ne veulent pas de ces insectes.

L’agrile du frêne, par exemple, a tué des millions de frênes au Canada. De son propre gré, elle ne se déplace pas loin. C’est en se cachant dans le bois de chauffage qu’elle a pu traverser de vastes distances.

Déplacer du bois de chauffage d’un endroit où des insectes invasifs ont été trouvés est en violation de la loi sur la protection des végétaux, avec des amandes allant jusqu’à $50,000 et/ou poursuite judicière. Soyez au courant des lois et restrictions en place si vous déplacez du bois.

Pour plus d’information sur ces restrictions, contactez L’agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Les arbres, un patrimoine partagé

Les arbres sont une partie importante du caractère et de l’histoire de Westmount. Depuis le temps des Iroquois jusqu’à présent, en passant par l’arrivée des français et des britanniques, le territoire local a été défini par ses charmants sentiers et routes qui serpentent à travers le boisé du flanc ouest du mont Royal.

Le mot « forêt » n’est pas réservé uniquement aux étendues d’arbres dans des milieux sauvages. Parfois appelée « infrastructure verte », la forêt urbaine se définit comme l’ensemble des arbres et de la végétation, publique et privé, faisant partie d’une zone bâtie. En contraste à l’infrastructure grise, les arbres représentent un lien essentiel entre les citadins et le monde naturel.

Initialement composée d’érables, de bouleaux, et d’ormes, la forêt locale a subi des changements avec l’arrivée des colons européens, qui ont introduit progressivement des arbres fruitiers et des plantes ornementales, et plus tard, des arbres rustiques bien adaptés aux rigueurs de l’environnement urbain.

La forêt urbaine de Westmount

Nombreux sont les arbres de longue vie à Westmount. Éléments importants de notre patrimoine collectif, ces arbres sont des trésors à préserver et ce, particulièrement dans le contexte du milieu urbain contemporain. La Ville prend toutes les mesures nécessaires afin de protéger et d’assurer la longévité de ces arbres historiques.

Westmount encourage également la plantation d’arbres sur les terrains privés. Chaque année au printemps, la Ville offre gratuitement de jeunes arbres ornementaux ou fruitiers aux résidents qui souhaitent les planter sur leur propriété.

Comme plusieurs autres villes nord-américaines, la forêt urbaine contemporaine de Westmount se compose principalement de variétés de l’érable de Norvège (Acer platanoides). Plusieurs de ces érables ont été plantés vers le milieu du 20e siècle. Ces arbres robustes étaient privilégiés à cause de leur croissance accélérée afin de combler la disparition rapide de l’orme américain dû à la maladie hollandaise de l’orme.

LA GESTION DES FORÊTS URBAINES

La Ville s’engage à développer une stratégie proactive pour assurer une bonne gestion de ses arbres. Privilégiant de nouvelles technologies, des pratiques arboricoles de pointe et la prise de décision fondée sur la science, la Ville travaille au développement d’une forêt en santé et biologiquement diversifiée.

En plantant des cultivars d’arbres appropriés sur le plan écologique – le bon arbre au bon endroit – et en utilisant les meilleures pratiques de gestion (MPG), la Ville léguera une forêt urbaine abondante aux générations futures.

L’abattage d’arbres : un processus inévitable

Westmount s’est engagée à observer, à évaluer et à entretenir continuellement ses arbres, remplaçant ponctuellement certains d’entre eux afin d’assurer une forêt robuste, abondante et diversifiée à travers son territoire.

La durée de vie typique d’un arbre urbain est approximativement 60 ans. Considérant que la majorité de la population d’érables de Norvège sur le territoire de la Ville aurait entre 60 et 80 ans, un bon nombre connaîtra un déclin de santé dans un avenir proche. Les techniques d’élagage, de câblage, et d’autres méthodes d’entretien sont utilisées pour prolonger la durée de vie des arbres et d’assurer la sécurité du public. Cependant, dans de nombreux cas, l’abattage sera la meilleure option pour améliorer la diversité biologique ainsi que la diversité de l’âge des arbres de la forêt.

LES ARBRES EN MILIEU URBAIN : DE NOMBREUX AVANTAGES

Les forêts urbaines fournissent des services écosystémiques essentiels, dont l’amélioration de la santé mentale et physique, l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’air et des sols, une meilleure gestion des eaux pluviales, un habitat pour la faune, de l’ombre et une réduction de l’effet d’îlot de chaleur.

De plus, l’esthétique d’un boisé urbain apporte un véritable retour économique, augmentant ainsi la valeur des propriétés et contribuant à la réussite des quartiers d’affaires.

INTERVENIR DANS LA FORÊT URBAINE

L’évaluation de la santé d’un arbre, un processus complexe, implique un équipement spécialisé et une expertise professionnelle. Il peut comprendre la détection de problèmes structurels ou le diagnostic de maladies qui réduisent la vigueur de l’arbre et ralentissent la croissance des arbres environnants. Au cours des dernières années, l’agrile du frêne (Agrilus planipennis), un coléoptère importé d’Asie, a tué de nombreux frênes, causant d’immenses dégâts aux forêts sauvages et urbaines dans la région nord-est du continent.

CYCLE DE LA FORÊT URBAINE