Histoire

L’histoire de Westmount

Cette section du site Internet de Westmount est consacrée à l’histoire de la Ville, c’est-à-dire à cet héritage qui a permis de faire de Westmount l’une des municipalités les plus en vue au Canada. À l’époque des premiers colons, chaque résidant a contribué au développement de la collectivité en préservant avec enthousiasme la tradition et le patrimoine. C’est dans ces conditions que Westmount s’est épanouie et est devenue une ville où coexistent commodité urbaine, ambiance champêtre et valeurs communautaires partagées par l’ensemble des résidants. La meilleure façon de comprendre cette dichotomie c’est en explorant les plus belles pages de l’histoire de la Ville.

Pour de plus amples renseignements sur l’histoire de Westmount, communiquez avec les membres de l’Association historique de Westmount (Tél. : 514 989-5510). Situées dans la Bibliothèque publique de la Ville, les archives de l’AHW réunissent près de 1600 photographies, ainsi que des collections plus limitées de documents d’intérêt, provisoires ou éphémères, de brochures et de documents personnels. Ces archives offrent un véritable trésor de matériel historique.

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La période amérindienne

D’une certaine façon, Westmount est la plus vieille municipalité en Amérique du Nord. En effet, un ancien cimetière amérindien a été mis à jour en 1898 près des terrains occupés par le Club Saint-George. Le site se trouve en haute altitude (mais non au sommet), près de l’avenue Aberdeen et The Boulevard. On croit que le cimetière, dont une partie empiète sur les terrains du Club, date d’avant le 15e siècle.

Le type de sépulture (les corps sont déposés dans une tombe et sont enfouis sous de grosses pierres plates disposées de façon à former la lettre A) ressemble à celle des tombes recouvertes de pierres des tribus de l’Illinois et d’autres anciennes tribus Algonquines de la vallée du Mississippi. Ces tombes sont différentes de celles des Hochelagois, qui habitaient l’Île de Montréal depuis l’an 1400 environ. Les poteries et les objets trouvés dans les tombes des Amérindiens de Westmount ne ressemblent en rien à ceux trouvés dans les tombes hochelagoises.

Cette présence amérindienne est donc antérieure au 15e siècle. Outre ces Amérindiens aux tombes recouvertes de pierres, les Hochelagois sont les deuxièmes propriétaires des terres sur lesquelles fut fondée la Ville de Westmount.

– Aperçu historique de Westmount, rédigé en 1920 par William Douw Lighthall à la demande du conseil de la Ville de Westmount.

Consultez le texte intégral (en anglais) sur le site Web de l’Association historique de Westmount.

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Le Fort Des Messieurs, construit par le séminaire de Saint-Sulpice en 1684, fut le premier bâtiment à occuper les lieux au cours de cette période. Les seuls vestiges de cet immense édifice sont les deux vieilles tours et quelques murs du Collège de Montréal. La vocation première de cet édifice était de protéger les Amérindiens de la Mission de Montréal de l’influence des négociants dépravés de la ville. Bien que les bâtiments ne se situaient pas dans les limites actuelles de Westmount, les terres de l’édifice occupaient une partie considérable de la ville. De plus, ces Amérindiens sont reconnus pour avoir utilisé régulièrement plusieurs quartiers de Westmount, tels que ceux de l’orme et du Puits aux Indiens sur les terres Raynes et Murray.

Au tout début du 18e siècle, le séminaire de St-Sulpice octroya à plusieurs colons français, à titre de seigneurs de l’Île, des concessions de terres agricoles, consistant en des bandes de terre, touchant ou traversant le sommet de la montagne. Telle fut l’origine de ces vieilles fermes qui sont maintenant divisées en lots et remplacées par des maisons. La première maison fut la charmante demeure en pierres de la famille Saint-Germain, surplombant l’avenue Lansdowne au-dessus du chemin de la Côte-St-Antoine, reconnaissable à sa grande croix en bois. Une maison semblable fut construite par la famille Leduc sur la ferme Murray, située à l’est entre les avenues Belmont et Murray. Cette ferme appartint aux Leduc jusqu’en 1847. Des vestiges de la maison sont encore visibles aujourd’hui. À cette époque, la quasi-totalité de la municipalité était traversée d’est en ouest par deux routes. La première menait à Lachine et était connue sous le nom de «route traversant la forêt » ou Upper Lachine Road. La deuxième était le chemin de la Côte-St-Antoine.

Un bon nombre de faits marquants faisant partie de la culture locale remontent à l’époque française : l’enfouissement de l’argent et des objets de valeur par les familles Hurtubise et Leduc lorsqu’une partie de l’armée du Général Amherst, venant conquérir la ville en 1760, occupait les hauteurs de la ville le long du chemin de la Côte-des-Neiges ; l’assassinat d’un premier membre de la famille St-Germain par un Iroquois en embuscade dans le ravin de l’actuel parc Westmount ; la cérémonie d’exorcisme d’une fille démente de la famille St-Germain qui subit le passage par les flammes devant la maison ; des photographies d’Amérindiens sur les arbres dans le ravin, et ainsi de suite. On semblait bien éloigné de la petite ville de Montréal à cette époque.

– Aperçu historique de Westmount rédigé en 1920 par William Douw Lighthall à la demande du conseil de la Ville de Westmount.

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L’ancienne Côte-St-Antoine subit très peu de changement pendant les deux générations qui suivirent la conquête. Plusieurs vieux négociants de fourrure du Nord-Ouest, tels que William Hallowell et John Clarke, vinrent s’y établir. Par la suite, d’autres personnes comme William Bowman, William Murray, l’honorable John Young et le docteur Selby, achetèrent de vieilles fermes et y construisirent des maisons de campagne. Certaines d’entre elles appartiennent encore aux descendants de ces familles.

Après quelque temps, la «Côte» fut annexée à la paroisse de St-Henri, une subdivision de la première paroisse de Montréal. En vertu de la Loi sur les municipalités de 1849, elle était principalement régie par la Loi sur les paroisses municipales. En 1874, Côte-St-Antoine et Notre-Dame-de-Grâce furent séparées de St-Henri. Côte-St-Antoine se constitua comme village. Le regretté James Kewley Ward en fut le maire pendant neuf ans. En 1890, le Village fut transformé en ville sous le nom de Ville de Côte-St-Antoine après avoir prospéré comme banlieue résidentielle et atteint l’immense population de 1 850 habitants. En 1893, la rue Sherbrooke fut construite de façon à traverser la Ville. Elle devint rapidement la principale voie de circulation. En 1894, le chemin de fer électrique fut étendu afin de desservir la Ville, ce qui changea considérablement ses perspectives et son esprit général.

C’est à cette époque qu’un intéressant projet d’urbanisme fut inauguré, projet visant principalement la transformation d’un village rural en une superbe ville moderne. En 1902, la ville comptait 10 000 habitants. La plupart des rues principales existaient déjà et leur expansion était freinée par des limites de construction. Les meilleurs pavés et trottoirs furent choisis. De plus, on construisit une centrale électrique, un grand centre destiné aux assemblées publiques, de beaux parcs, un système de filtration d’eau et la première bibliothèque municipale ouverte au public dans la Province de Québec.

– Aperçu historique de Westmount rédigé en 1920 par William Douw Lighthall à la demande du conseil de la Ville de Westmount.

En 1895, la Ville de Côte-St-Antoine fut rebaptisée Ville de Westmount. C’est au cours de la période allant de 1895 à 1908, lorsque la Ville obtint sa charte, qu’elle connut sa plus importante croissance. D’ambitieux projets municipaux furent alors entrepris et une grande partie de l’infrastructure actuelle de la Ville fut alors mise sur pied.

La Ville se développa rapidement et vit augmenter son nombre d’habitations, son activité commerciale et améliora ses services municipaux. En hiver, les routes étaient déneigées par le « Town’s Roads’ department » et les trottoirs en bois furent peu à peu remplacés par des pavés.

Au poste de police, les agents reçurent d’élégants uniformes rappelant ceux portés par les « Bobby » britanniques. Le traditionnel chapeau haut à forme arrondie, de couleur bleue en hiver et blanche en été, était régulièrement nettoyé et mis à sécher sur des poteaux situés à l’extérieur du poste de police.

Une entreprise située à Montréal approvisionnait la Ville en eau pure et on construisit une centrale électrique municipale dotée d’un système moderne unique, le premier en son genre au Canada et qui, tout en étant discrètement blottie au fond de la vallée, utilisait l’énergie provenant de l’incinération des déchets pour son fonctionnement.

Les transports publics permettaient de se rendre facilement de Montréal à Westmount et une fois dans la ville, d’atteindre tous les secteurs par tramway. Comme le notèrent les procès-verbaux du Conseil de l’époque, le service de boucle entourant la basse ville dépassait les attentes stipulées par contrat.

C’est grâce aux tramways que commerces et bureaux se sont multipliés dans les deux principales zones commerciales situées à chaque extrémité de la ville. La plupart des magasins étaient tenus par des familles et passaient souvent de père en fils.

En 1907, malgré une activité commerciale en pleine expansion et de nombreux projets de construction, seulement 16 % du territoire de Westmount était construit et il était encore possible d’y respirer de l’air pur et de courir en pleins champs.

La différence entre la grande ville et la campagne était perceptible dès qu’on atteignait la limite est de Westmount. Un résident se rappelle : « Quand nous avons aménagé sur l’avenue Elm, nous étions entourés de champs. Pas une seule maison, seulement des champs à perte de vue. En été, des militaires venaient s’installer en bivouac, dressaient leurs tentes et faisaient paître leurs chevaux dans les champs. C’était passionnant à voir et plutôt original. »

Ces nouvelles installations conférèrent un côté à la fois urbain et rural à la Ville, mode de vie qui devint très répandu surtout auprès des familles ayant de jeunes enfants. En s’installant à Westmount, les familles à revenus modestes y gagnaient en payant moins de taxes, lesquelles n’étaient jamais plus de la moitié et souvent moins du tiers de celles prélevées dans la ville de Montréal. Les générations plus âgées qui habitaient Montréal y voyaient toutefois moins d’avantages. On pouvait entendre un père mettre son fils en garde : « Tu n’y penses pas ? Aller vivre si loin à la campagne ! ». Et c’est même à contrecœur que certains parents se déplaçaient pour rendre visite à leurs enfants qui avaient déménagé « au bout du monde » !

Ce texte a été rédigé par Aline Gubbay de l’Association historique de Westmount

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Au début de 1898, alors que les travaux de la bibliothèque étaient en cours, une pétition signée par plus de 300 résidents fut présentée au Conseil municipal, dans laquelle on réclamait la construction d’un centre municipal destiné aux assemblées publiques, une salle pour les rencontres amicales, un gymnase, une piscine et une piste de curling.

À cette époque, les seuls locaux publics existants étaient ceux du Elm Hall. Mis à part celles du Club de curling Heather, on comptait peu d’installations sportives intérieures. Réceptif à l’idée de construire un centre communautaire, le Conseil décida toutefois de ne pas y inclure de piste de curling, mais consentit, sous d’autres rapports, à construire l’installation comme demandé.

Une somme de 25 000 $ fut allouée à ce projet, somme un peu plus généreuse que celle qui avait été accordée à la construction de la bibliothèque, mais qui, étant donné les installations prévues, était à peine plus considérable. On choisit un emplacement à proximité de la bibliothèque où l’on entreprit des travaux de construction. En 1899, le Victoria Hall ouvrait officiellement ses portes au public.

Ce texte a été rédigé par Aline Gubbay de l’Association historique de Westmount

En 1897, toutes les communautés de l’Empire britannique se préparèrent pour célébrer le jubilé de diamants de l’accession au trône de la Reine Victoria. À Westmount, un insigne municipal fut émis spécialement pour le jubilé et on célébra le Jour de Victoria en tirant des coups de canon sur le terrain découvert du Club de raquette Saint-George, en divertissant la population avec un spectacle pour enfants présenté dans le Parc de Westmount et en terminant la soirée par des feux d’artifices d’une beauté éblouissante.

Mais l’idée du Conseil étant de faire de cet événement un projet à long terme, on nomma un groupe chargé d’examiner différentes options. Le Comité d’organisation du jubilé général sur le monument commémoratif permanent de Westmount décida de construire une bibliothèque municipale gratuite ouverte au public. Une décision finale qui devait faire de cette bibliothèque la première en son genre dans la province de Québec.

Après une étude approfondie, un site de seize acres de terrain fut choisi au sud de la rue Sherbrooke, qu’on proposa de baptiser Parc du jubilé de Victoria. Reconnu comme impropre aux activités agricoles, ce terrain avait été laissé pratiquement intact.

Cet emplacement était idéal pour la future bibliothèque. Un atout supplémentaire était aussi la ligne de tramways de la rue Sherbrooke qui longeait la partie supérieure du parc et grâce à laquelle on pouvait facilement avoir accès au site.

Aussi parcimonieux qu’il était à investir dans de nouveaux projets, le Conseil ne cacha pas sa joie à l’idée de recevoir des fonds d’une source inattendue. On utilisa les fonds de la compagnie de gaz Coates, laquelle manqua à un de ses engagements, pour mener à bien le projet de la bibliothèque. On examina néanmoins en détail chaque élément du projet. Les membres du Conseil rognèrent sans pitié sur les propositions de l’architecte et lorsque la bibliothèque ouvrit ses portes en 1899, l’édifice, son ameublement, ses installations et ses deux mille livres avaient été acquis pour moins de 17 000$.

Ce texte a été rédigé par Aline Gubbay de l’Association historique de Westmount

Histoire militaire

Le Royal Montreal Regiment est fier de se classer comme régiment d’infanterie de la première réserve de l’Armée canadienne, s’étant distingué dans la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre. Ses membres ont aussi servi en Corée, Golan, Chypre, Bosnie, Croatie, Kosovo, Afrique et Afghanistan. La RMR était la première unité officiellement bilingue du Canada.

2014, année centennaire du RMR

Le Royal Montreal Regiment (RMR) a été formé en 1914 dans le but de participer aux combats de la Première Guerre mondiale. Exemple typique du sacrifice consenti par le Canada au cours de cette guerre horrible, 75% des membres du RMR ont été victimes des combats, et 1 192 soldats du Régiment sont morts dans la boue de la France et de la Flandre. Les membres du RMR ont également combattu au cours de la Seconde Guerre mondiale et, depuis, ont servi dans presque toutes les opérations militaires auxquelles a participé le Canada.

Le RMR à Westmount

À l’occasion de l’année centennaire du RMR, l’Association historique de Westmount a coordonné, dans le cadre de sa série de conférences, une présentation sur l’histoire du régiment le 17 avril 2014, qui a eu lieu au manège militaire de la rue Sainte-Catherine, qui abrite le régiment. Colin Robinson, lieutenant-colonel honoraire, a partagé des photos et des témoignages retraçant les 100 années du RMR. Consultez la présentation en cliquant sur le fichier ci-dessous (le RMR – régiment de Westmount).

Consultez le site web du Royal Montreal Regiment au www.royalmontrealregiment.com

Cette liste contient les noms des citoyens et des employés de la Ville de Westmount, de même que ceux qui ont résidé à Westmount la plus grande partie de leur vie et qui étaient en service actif dans les forces armées de Sa Majesté ou d’un Pays allié durant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1945. Elle contient également le nom de ceux qui ont servi outre-mer au sein de la Croix-Rouge et de l’Ambulance Saint-Jean ou de ses services auxiliaires, ainsi que les pilotes qui ont servi avec la Royal Air Force Transport Command.

Cette liste perpétue, sous une forme plus permanente, le Tableau d’honneur érigé au Victoria Hall en 1944, qui a été compilé sur l’initiative de l’Association municipale de Westmount.